Vers la fin janvier, je reçois de la part d'une collègue de travail le lien vers le billet « Tableau blanc interactif », de Monsieur Jobin . Je lis avec attention, d'accord avec certains points et en désaccord avec d'autres. Je décide de ne pas répondre immédiatement à ce billet.
La journée suivante, je reçois une invitation de la part de SMART (coïncidence?) pour participer à l’événement « SMART Technology Specialist conference » qui se déroulera les 28 et 29 février prochain à Chicago. On me disait qu’une cinquantaine d’invitations avaient été distribuées et que 30 participants seraient sélectionnés, aux frais de la compagnie SMART. Quelle ne fut pas surprise, mercredi dernier, de recevoir un courriel de la part de SMART m’annonçant que ma candidature avait été retenue! Il me reste à peine deux semaines pour organiser tout cela!
Pour revenir à l'utilisation du tableau interactif en salle de classe, pour ma part, je trouve cet outil merveilleux. Mais il faut faire attention à l'utilisation de celui-ci. Utilisé comme un substitut de tableau traditionnel, c'est-à-dire, pour de l'écriture ou de la correction, j'avoue que c'est couteux et que l'outil peut même faciliter l'enseignement magistral. Par contre, ce que j'aime du tableau interactif, c'est la possibilité de faire participer l'élève. Le tableau interactif peut facilement devenir un centre d'intérêt dans la classe. On peut aménager la classe de façon à ce que de petits groupes de travail puissent en profiter et surtout, manipuler cet outil. Je remarque aussi que pour les enseignants, c'est l'occasion de découvrir qu'il existe d'autres logiciels que la fameuse suite Microsoft Office. C'est un pas vers la découverte de nouveaux logiciels. Évidemment, la motivation des élèves et de l'enseignant en est augmentée dès le début. Mais il faut faire attention de ne pas tomber dans le magistral, ce qui vient souvent rendre le tableau interactif banal pour les élèves. Bernard a aussi publié un billet à ce sujet.
Je suis d'accord, que cela peut être couteux, car il faut ajouter un projecteur multimédia. Pour ce qui est de l’ordinateur, il est déjà disponible pour les enseignants. Il est vrai aussi que plusieurs activités peuvent être faites à l'aide de l'ordinateur. Mais, bien utilisé, le tableau peut venir enrichir certains apprentissages si l'outil est centré sur l'élève.
Pour revenir à la conférence, si vous vous demandez comment se déroulait le processus de sélection, honnêtement, je ne le sais pas. Je ne sais pas non plus pourquoi j'ai reçu cette invitation. Le District scolaire 9 a été très actif dans l'achat de tableaux interactifs les deux dernières années. De plus, j'ai eu la chance de travailler en collaboration avec un membre de l'équipe SMART à l'automne dernier. Est-ce que cela a joué dans la balance? Je ne sais pas, mais ce sera une belle occasion de voir ce que SMART propose au monde de l'éducation et aussi, de partager avec plusieurs enseignants qui utilisent les produits SMART en salle de classe. Je vous tiendrai au courant de mes journées via ce blogue.
«Pour ce qui est de l’ordinateur, il est déjà disponible pour les enseignants» :
est-ce que tous les enseignants possèdent un ordi dans votre école ou dans un ensemble d'écoles "x", ou ... ?
Chez nous, au Québec, ça se fait sur base volontaire, à nos frais, sans déductions fiscales... Faut vouloir (s')investir !
Depuis déjà deux ans, le ministère de l'éducation du Nouveau-Brunswick offre la possibilité à tous les enseignants de demander un ordinateur portatif. Cet ordinateur reste par contre la propriété du District où travaille l'enseignant. Dans mon district on compte un peu plus de 400 enseignants et tous ont un ordinateur portatif.