La semaine dernière, Bernard publiait un billet sur les mises à jours des sites Web des différentes écoles du Nouveau-Brunswick. Il terminait son billet par un questionnement sur le rôle que devront jouer les mentors en APO envers les enseignants pour les aider à devenir plus « branchés », pour utiliser son expression. Roberto avait aussi eu la réflexion sur l’importance des mentors dans ce billet. Depuis un certain temps, je me pose beaucoup de questions sur le rôle des mentors.
Je crois que le rôle de mentors en APO est primordial dans les districts scolaires, au même titre que les mentors en littératie, mathématiques, sciences ou autres, selon les endroits. Mais il est important de réviser les rôles de ces personnes ressources. Trop souvent, on associe le mentor en APO à un technicien! Par curiosité, pour les mentors qui lisent ce billet, combien de fois vous a-t-on demandé : « N’es tu pas un technicien toi » ? Pour ma part, trop souvent! Ça arrive encore (très peu mais quand même) de me le faire demandé lors de journées de perfectionnement pour enseignants!!! Je trouve dommage que l’on associe habiletés à l’ordinateur avec technicien, quand notre rôle premier est celui de pédagogue!
L’intégration des TIC est quelque chose qui semble bien difficile pour les enseignants. Pourquoi? Cette question est importante, mais les réponses encore plus! Probablement qu’on ne s’y prend pas de la bonne façon… Mais quelle est cette « bonne » façon? Malheureusement, je n’ai pas de solution miracle! Mais j’y travaille! Voici quelques petites pistes pour venir en aide aux enseignants :
- Viser une plus grande utilisation (et non intégration)
Une fois l’utilisation débutée par les enseignants :
- Travailler sur les stratégies d’enseignements
- Questionnement
- Apprendre à enseigner avec l’ordinateur et non enseigner l’ordinateur!
- Travailler avec le programme d’étude (RAG, RAS, RAT)
- Préparer son activité d’apprentissage et déterminer ensuite si l’utilisation des TIC est appropriée
- Déterminer le besoin et ensuite choisir l’outil
Dans les écoles, la direction joue un rôle important. Si le directeur ne croit pas aux TIC, l’école est déjà en difficulté à ce niveau. Il est donc important, comme mentor, de rencontrer les directions et de discuter de leur vision des TIC. En prenant le temps d’écouter la direction, le travail peut être orienté différemment…
En 2007, il faut réaliser que les élèves sont « branchés »! Hier, j’étais en salle de classe et je discutais de sites Web avec des élèves de 7e année (billet à venir). Par curiosité, j’ai demandé combien d’élèves possédaient un lecteur mp3. Je fus très surpris d’apprendre que 15 élèves sur 18 en possédaient un! Et que plusieurs d’entre eux utilisaient iTunes quotidiennement. Les élèves connaissent les possibilités de l’ordinateur et du Web. Ils ne savent pas comment l’utiliser de façon pédagogique! Et c’est là que directions d'écoles, enseignants et mentors, devons entrer en jeux et avoir un impact sur l’utilisation des TIC.
Et maintenant, qu’en pensez-vous? La discussion est ouverte!
J'avais déjà laissé un commentaire assez long dans le billet de Roberto au #8 ici http://carnets.opossum.ca/roberto/2007/04/le_role_des_mentors_en_informa.html
Je ne désire pas jouer le rôle de technicienne. Il y a tellement de temps de qualité nécessaire pour bien intégrer "pédagogiquement" les tics.
J'ai aussi donner de la formation en présentant différents beaux projets pédagogiques où l'intégration des tics est une réussite. http://cahm.nbed.nb.ca/longbri/tics/ Toutes ces réussites sont un mélange de collaboration entre élèves, enseignants et mentors,...
Bonne continuité...
C'est très intéressant ce que tu apportes comme réflexion ici. Je crois qu'on s'entend tous qu'aucun mentor APO ne veut jouer le rôle de technicien. Mais c'est certain que l' enseignant doit acquérir les habiletés de base afin que l'intégration des TIC se fasse plus en "douceur" dans sa classe. Brigitte indique les phases de l'intégrationdans son bllet. http://cahm.nbed.nb.ca/longbri/tics/#5%20phases%20de%20cheminement
Plusieurs auteurs mentionnent ces étapes parfois en modifiant les termes mais on arrive tous la conclusion qu'il y a des étapes qui affectera le cheminement de l'enseignant et c'est là que le rôle du mentor doit intervenir afin de permettre le succès de l'intégration des TIC. Pesonnellement, je crois qu'il reste encore du chemin sur la perception des directions d'écoles ou administrateur pour ce qui est du rôle des TIC en classe.
Ce n'est pas parce que je peux envoyer des courriels et naviguer sur Internet que je peux intégrer les TIC dans mes activités d'apprentissage avec les élèves.
Bonne discussion!
J’aime bien ta réflexion pour ce qui est du courriel et de la recherche Internet. Pour le courriel, je pense que la grande majorité des enseignants savent se servir des fonctions de bases comme envoyer, recevoir et attacher un fichier. La recherche Internet… Encore un peu de travail. Les directions utilisent le courriel comme moyen de communication avec les enseignants. Je crois qu’il est maintenant important, pour les directions, d’intégrer d’autres outils. Avec les communautés d’apprentissages professionnels de plus en plus présentent dans les écoles, ce serait une belle façon de se servir du portail, ou de cybercarnets (dans le cas du CAHM) pour laisser des traces.
Votre rôle en est encore à ses balbutiements. Les gens tentent de vous définir. Pour les profs, vous êtes des techniciens et pour les gens de l'informatique, vous êtes des profs. Vous êtes présentement assis entre deux chaises; ce qui n'est pas mauvais en soi.
L'important pour vous, c'est d'éviter de vous faire définir. Il faudra VOUS définir. C'est un passage obligé!
Pour expliquer mon travail de conseiller pédagogique et d'animateur de service local de RÉCIT, j'explique mon rôle en disant simplement que je suis une interface entre le monde de la pédagogie et le monde de l'informatique. En informatique, une interface c'est le module qui traduit pour l'unité centrale le langage du périphérique qui utilise d'autres codes que l'ordinateur pour fonctionner. Dans mon cas, j'agis comme traducteur entre deux mondes différents qui sont très différents.
Ce n'est pas toujours facile. Ça prend du temps pour établir notre crédibilité dans ces deux mondes; on se sent souvent seul. C'est pour cette raison que je vous invite à vous regrouper virtuellement, mais aussi (comme par exemple lors de l'APTICA) de vous connaître et vous reconnaître. C'est vraiment aidant. Nous, c'est ce que nous faisons aux rencontres du RÉCIT.
Espérant avoir poussé votre réflexion un peu plus loin.
Martin
Comme Bernard, j’aime beaucoup l’explication de Martin! Par contre, j’aimerais bien une définition plus claire… La raison est forte simple! Garder les mentors au N.-B. J’aime bien un organisme comme le Récit, car vous avez une vision et des buts communs pour l’ensemble de la province du Québec. Ici, garder ou non des mentors, c’est le choix de chacun des Districts scolaires. Et présentement, mon District ne semble pas croire au rôle de mentor. Je n’ai pas encore reçu mes tâches officielle pour l’an prochain, mais il semble qu’une coupure dans mon temps est envisagée. L’autre mentor qui était avec moi est déjà officiellement à 0.6 en salle de classe. Ce qui ne lui laisse que 0.4 comme mentor.
On parle beaucoup de l’importance des TIC. Mais le rôle de mentor est interprété différemment d’un endroit à l’autre. C’est pourquoi je pense que si, comme au Québec (je sais que je rêve mais bon) nous pouvions avoir un organisme dédié à la cause TIC, les enseignants seraient les grands gagnants!
C'est la raison pour laquelle il serait important que vous définissiez votre rôle et l'importance de celui-ci auprès de vos pairs; ce qui peut se faire virtuellement sur un wiki.
Vous aurez alors les arguments pour démontrer l'impact que vous avez dans vos milieu.
Vous pourriez insister sur le fait que bien que vos collègue de travail ont reçu un portable, ça ne veut pas dire pour autant qu'ils savent s'en servir en classe avec les élèves. J'ai constaté plus d'une fois que nos adminstrations scolaires investissaient massivement en matière d'intégration des TIC sans pour autant formé le personnel enseignant. Il est certain en adoptant cette façon de faire que les enseignants enseigneront l'ordinateur au lieu d'enseigner avec l'ordinateur. Je crois dans la règle du 33%: 33% pour l'acquisition de la quincaillerie (hardware), 33% dans l'acquisition des logiciels et 33% du budget dans la formation du personnel enseignant.
C'est pour cette raison que je crois encore plus aux logiciels libres; il est alors possible de penser que 66% du budget sera consacré à la formation.
Il serait important pour vous de démontrer l'impact que vous avez eu depuis l'apparition des mentors par des exemples concrets.
Mais, ce n'est pas à moi de vous dire quoi faire!
J'aime beaucoup ta règle du 33% et surtout celle du 66% si on prend en considération les logiciels libres.
Pour ta suggestion de Wiki alors là, merci! Je n'y avais pas pensé! Il est vrai que le début d'un organisme peut-être fait, en quelque sorte par nous! J'adore cette idée et je lance la question aux autres mentors: Est-ce qu'un Wiki de collaboration sur nos rôles, nos succès, etc., vous intéressent?