Je vais commencer ce billet en vous donnant le meilleur truc pour faciliter l’intégration des TIC en salle de classe. La meilleure façon pour intégrer les TIC c’est… Ou de faire… Et bien, la réalité, c’est qu’il n’existe pas de meilleure façon pour intégrer les TIC en salle de classe. Chaque enseignant doit trouver sa façon de le faire selon ses stratégies d’enseignement.
Programme d’étude vs TIC
En discutant et en regardant certaines pratiques d’enseignants, je réalise que plusieurs n’intègre pas les TIC au programme d’étude, mais essaie plutôt de donner des cours sur un logiciel ou une application en particulier. Lemeilleur exemple étant Microsoft PowerPoint. Il est normal dans la pratique de tout apprenant, de vouloir maîtriser un outil pour arriver plus facilement à l’utiliser. Mais est-ce la meilleure pratique d’enseigner un logiciel en particulier pour arriver à un certain type de travail? Certains diront oui, tandis que d’autres seront en désaccord. Pour ma part, je ne crois pas qu’un logiciel puisse répondre à tous les besoins du programme d’étude. Il est important de laisser les élèves choisir leur méthode de création et de présentation. On viendra favoriser l’originalité, la créativité et l’élève sentira qu’il a une décision à prendre dans le processus du choix de son travail. Il suffit d’explorer différents logiciels ou applications sur le Web (il y en a tellement maintenant) pour trouver différentes façons de faire les choses. Posez des questions à des collègues, aux mentors et aux élèves pour découvrir de nouvelles façons de faire les choses!
Stratégies pédagogiques
L’intégration des TIC demande inévitablement un changement au niveau des stratégies pédagogiques. C’est peut-être un des aspects les plus difficiles à changer pour plusieurs enseignants. Il est très difficile de garder la même stratégie que l’on utilise sans les TIC. Cela rend difficile l’intégration pour beaucoup d’enseignants qui se sentent désorganisés et déstabilisés lors de l’utilisation de l’ordinateur. Il est normal de se sentir ainsi. L’intégration des TIC demande une période d’adaptation autant pour l’enseignant que pour les élèves.
Isolement des élèves?
On entend très souvent que les TIC et plus particulièrement l’ordinateur fait en sorte que les élèves deviennent isolés en salle de classe. Depuis trois ans, l’école où je travaille participe à l’initiative des ordinateurs portatifs pour les élèves de la 7e et 8e année. Donc, plus de 150 élèves ont chaque jour, un ordinateur portatif avec eux, dans tous leur cours. Ce ne fut pas un choix d’élèves. Ce qui veut dire que ces six classes sont complètement hétérogènes.
On a remarqué que l’entraide entre les élèves a augmenté considérablement. De plus, le travail d’équipe est une stratégie très présente en salle de classe. Les élèves s’aident entre eux, et souvent, à la demande des autres élèves et non de l’enseignant! Formidable non?
Trop souvent je remarque que les classes qui n’utilise pas les TIC favorise l’isolement (pas tous quand même!). On aime souvent (surtout les parents) voir une classe où les élèves sont silencieux, assis en rangées, devant leur copie! N’est-ce pas le modèle que les médias, comme les émissions de télévision préconisent? N’est-il pas temps pour un changement?
Planification efficace
Un autre aspect important lors de l’intégration des TIC, c’est la planification. Beaucoup d’élèves sont habitués de travailler avec un ordinateur. Cela ne veut pas dire que leur utilisation sera bonne dans un contexte d’apprentissage. C’est pourquoi il est important de bien planifier l’activité d’apprentissage et de structurer les temps où les élèves seront en mode de réalisation. Demander à l’élève de faire une recherche sur l’Égypte c’est très vague. Il est probable que la majorité des élèves vont passer la période sur différents sites sans en ressortir d’informations pertinentes. Il est important de spécifier les sujets de recherche, les différents thèmes et de fournir des sites où l’on sait que les informations seront pertinentes.
Un minimum de connaissances
Il ne faut pas être un expert pour utiliser les TIC. Par contre, il est important d’avoir un minimum d’habiletés avant de se lancer dans un méga projet. Commencez par des activités simples, dont vous savez que vous pouvez gérer. Sinon, l’intégration des TIC sera très pénible et vous serez probablement tenté de les laisser de côté.
Comprendre la réalité des élèves
Nous vivons dans une ère très technologique. Plusieurs élèves ont la chance d’avoir un ordinateur à la maison. Donc, cet outil, souvent, ne leur est pas inconnu. Par contre, il est très important de prendre conscience que leur utilisation personnelle est très différente de l’utilisation pédagogique que nous visons en salle de classe. C’est pourquoi il est important d’outiller les élèves. La planification de l’activité est donc primordiale si on veut que les élèves atteignent les objectifs de la session. Trop souvent, on prend pour acquit que les élèves sauront quoi faire, ce qui trop souvent, n’est pas le cas.
Si on regarde l’utilisation personnelle des élèves, les sites Web comme MySpace, Piczo ainsi que la messagerie instantanée comme MSN Messenger, font partie de leur vie. Pour eux, ces sites, c’est leur réalité. MySpace et Piczo sont des sites Web qui permet de publier du texte, des images, de se faire connaître. Si on prend le nombre d’utilisateur du site Web MySpace, qui est de 125 000 000 de personnes, en terme de comparaison, cette population constitue le 12e plus grand pays!
L’ère des communications
L’Internet est une partie intégrante de nos vies. C’est l’une des ressources les plus utilisées pour ce qui est de la recherche et ce, dans tous les domaines. Pas étonnant! Selon la vidéo ci-dessous, 2.7 milliard de recherche se font mensuellement sur le site Google! Le nombre de courriel envoyé quotidiennement, excède la population de la planète!
J’aime beaucoup l’extrait suivant tiré de l’article de François Guité :
« Le rôle du professeur ne se résume plus à transmettre ce que l’élève sait trouver du bout des doigts. Son rôle consiste surtout à leur montrer quoi en faire, quand le faire et comment le faire. »
Trop souvent, les élèves trouvent de l’information sans savoir quoi en faire. Le résultat : Un copier coller du texte dans son travail! Il est important de leur montrer comment se servir d’Internet, comment valider les informations, comment vérifier et citer les sources et comment se servir de cette information.
En terminant, il est important de souligner que l’intégration demande un travail. Cela demande une planification si l’on veut bien réussir. Il est important de se questionner sur ses méthodes et de ne pas avoir peur du changement. Et surtout, il faut enseigner en fonction du programme d’étude et non enseigner en fonction des TIC!
Textes consultés:
L'école d'hier et de demain
MST et TIC pour les débutants
Très beau billet Gary. J'aime bien ton premier paragraphe :-) En plus, tu fais vraiment un survol des éléments nécessaires à la réussite d'une bonne intégration en classe.
Je me suis permis d'envoyer ce billet aux ATE de mon district. Ton cybercarnet sera de plus en plus visité.
Bonjour,
d'accord avec M. Bernard. Merci pour cette synthèse très pertinente.
Au plaisir.
J'aime beaucoup cette approche respectueuse des différences individuelles. L'utilisation des nouvelles technologies, c'est d'abord une question d'affectivité. Faisons naître le besoin, et le reste suivra. Le truc, à mon avis, est de toujours faire entrevoir de nouvelles utilisations, histoire d'aviver la flamme et de ne pas se complaire dans certains usages. Mais cela nous ramène toujours aux outils mis à la disposition des professeurs.
Très beau billet Gary. J'aime beaucoup ta phrase (chaque enseignant doit trouver sa façon de le faire selon ses stratégies d’enseignement). Il n'y a pas de recette magique.
Beau billet, il était très intéressant! Il est important en tant qu'enseignant de pouvoir se servir des TIC de façon efficace.
Très bon texte. Il fait réfléchir au divers possibilité qui s'offre à nous. Il est très interressant.
C'est encouragent de voir qu'il est possible d'intégrer les TIC, en salles de classe, en allant à son propre rythme!
beau billet, tu résumes très bien les TIC dans les établissement scolaire. J'ai aimé la partie où tu mentionnes que l'enseignant doit savoir quoi faire avant de se lancer dans des projets de grandes envergures. Tu as sleon moi parfaitement raison.
Un article très pertinent. Il est vrai que l'on doit utiliser les TIC comme outils de travail sans pour autant mettre le programme d'étude de coté. J'ai aussi apprécié le fait que vous faites la différence entre les ordinateurs dans une salle de classe et ceux que les élèves utilisent à la maison.
Bonjour,
Je trouve votre billet fort intéressant. En tant que future enseignante, je trouve important d'inclure les TIC en salle de classe. La section sur l'isolement des élèves est particulièrement captivante. Je n'étais pas au courant que les TIC favorisaient autant l'entraide entre les élèves. Je suis présentement dans le cours d'ordinateur à l'école à l'Université de Moncton et votre billet résume très bien ce que nous voyons en classe.
Les nouvelles technologies en salle de classe sont devenues un outil incontournable, c'est aux enseignants de trouver comment les intégrer afin qu'elles soient bénéfiques à l'apprentissage des élèves.
Tout au long des résumés, M. Gary Lee vous nous avez bien expliquer et mit en contexte pour ce qui est des TIC et sa place dans les salles de classes. Je suis content de voir que a ma première année d'enseignement, que ça sera normal de ma part de ne pas tout savoir sur les TIC et comment bien l'impliquer dans notre programme d'éducation. Je vais surement me reférer à votre site à quelques reprises. ( Dans le cadre du cours d'ordinateur à l'école)
Salut Gary Lee...
Bonjour, nous parlons beaucoup des TIC dans mon cours «ordinateurs à l'école« à U de Moncton. Je suis d'accord que les TIC sont de plus en plus important parce que la technologie change si rapidement. En plus je pense que le gouvernement du Nouveau-Brunswick a le droit de mettre plus de technologie dans les salle de classes.
Je suis présentement à l'Université et j'ai un cours d'éducation en rapport avec l'utilisation des ordinateurs à l'école. En tant que future enseignante, je trouve ce billet très pertinent. Je suis d'accord avec le fait qu'il est important de laisser une certaine liberté aux élèves en ce qui concerne les méthodes de création et de présentation. Les TIC peuvent leur donner l'impression qu'ils sont impliqués d'avantage dans leur apprentissage, ce qui est une très bonne chose. nous devons aussi, en tant qu'enseignant(e)s, trouver nos propres méthodes d'enseignement sans toutefois abuser des TIC.
C'est incroyable comment le monde d'enseignement évolue! J'aime l'idée d'incorporer des TIC dans les salles de classe mais ce n'est pas toujours évident (il éxisit encore des écoles qui n'ont que des rétroprojecteurs dans les classes.) Malgré ça, j'ai beacoup aimé votre synthèse puisque tu n'oublies pas qu'il y a d'autres approches créatives à l'education et l'apprentissage qui ne portent pas sur la technologie! ;)
Très intéressant comme sujet. Il est important de ne pas ignorer les TIC mais plutôt éduquer les jeunes à les utiliser de façon sécuritaire et éducative. Je trouve très bien que chaque enseignant trouve sa stratégie d'enseignement avec les TIC. Très bon sujet.
Article intéressant! Il me fait réfléchir sur mon utilisation des TIC dans ma classe comme futur enseignant. Je crois qu'il faut garder un « oeil » critique par rapport à l'usage en salle de classe.
J'ai trouvé que cet article était fort intéressant à lire. Je suis tout à fait d'accord avec les points de vus de M. Kenny, surtout lorsqu'il mentionne qu'il n'existe pas un logiciel qui répondra à tous les besoins des programmes en éducation et que l'on doit laisser lle choix aux élèves d'explorer des logiciels différents, selon leurs goûts et capacités.
J'ai bien aimé aussi comment il dit que la salle de classe à changé, mais que notre perception de la salle de classe n'a pas changée. Dans la réalité d'aujourd'hui, avec la présence de la technologie, c'est quasi impossible pour les élèves de rester assis silencieusement pendant un cours complet. Ceci ne colle plus à leur réalité. En incluant les TIC, on peut plus facilement réussir à motiver les élèves.
Très beau texte!
Ca apporte à reflechir sur l'integration des TIC dans les écoles.
Très bon billet ! Je dois avouée être surprise par plusieurs points que vous avez apportés. Voyez-vous, je suis étudiante en éducation préscolaire et enseignement primaire, donc une future enseignante et les TIC m’intéresse de plus en plus ! Souvent, je me pose des questions sur comment nous pouvons faire des TIC une activité agréable pour les enfants. Malheureusement, pour plusieurs écoles, lorsqu’il y a des périodes d’informatique, allant du préscolaire au primaire, chaque enfant est à son poste d’ordinateur et s’occupe de sa propre organisation. Ce que je trouve fort dommage, puisque l’une des compétences du programme de formation au préscolaire est d’amener les enfants à interagir harmonieusement avec les autres. De cette manière, cette compétence ne peut être développée et cette période d’informatique ressemble plus à un enseignement magistral et non à une activité éducative. De nos jours, plusieurs enseignants espèrent avoir une classe silencieuse dans laquelle les enfants sont en silence et concentrés à faire à faire leur propre chose. Selon moi, l’idée des ordinateurs portables peut s’avérer très utile pour faire interagir les enfants entre eux. Pour ma part, j’habite dans un milieu très multiethnique, il arrive lors de suppléance que je dois jongler avec des enfants qui ne savent pas notre langue. Il s'agit d'une réalité culturelle de plus en plus présente. Plusieurs enseignants vont faire travailler les enfants sur des textes en papier ou sur une ordinateur pour apprendre notre langue. Malheureusement, à maintes et maintes reprises, les enseignants oublient d’établir les compétences à développer avec des activités informatiques éducatives. Ce qui a pour conséquent aucun véritable «apprentissage». Alors, pourquoi ne pas faire travailler les enfants ensemble à l’ordinateur? De cette manière, les enfants qui parlent une autre langue vont pouvoir apprendre notre langue sans mettre de côté les compétences à développer. C’est pourquoi, comme vous le mentionné, la planification est primordiale. Quant à moi, dans les écoles, l’enseignement de l’informatique doit être pertinente et non considérée comme un simple jeu. Bref, il faut avoir un objectif!
Bon commentaire:
Très bon billet ! Je dois avouée être surprise par plusieurs points que vous avez apportés. Voyez-vous, je suis étudiante en éducation préscolaire et enseignement primaire, donc une future enseignante et les TIC m’intéresse de plus en plus ! Souvent, je me pose des questions sur comment nous pouvons faire des TIC une activité agréable pour les enfants. Malheureusement, pour plusieurs écoles, lorsqu’il y a des périodes d’informatique, allant du préscolaire au primaire, chaque enfant est à son poste d’ordinateur et s’occupe de sa propre organisation. Ce que je trouve fort dommage, puisque l’une des compétences du programme de formation au préscolaire est d’amener les enfants à interagir harmonieusement avec les autres. De cette manière, cette compétence ne peut être développée et cette période d’informatique ressemble plus à un enseignement magistral et non à une activité éducative. De nos jours, plusieurs enseignants espèrent avoir une classe silencieuse dans laquelle les enfants sont en silence et concentrés à faire à faire leur propre chose. Selon moi, l’idée des ordinateurs portables peut s’avérer très utile pour faire interagir les enfants entre eux. Pour ma part, j’habite dans un milieu très multiethnique, il m'arrive lors de suppléance que je dois jongler avec des enfants qui ne savent pas notre langue. Il s'agit d'une réalité culturelle de plus en plus présente. Plusieurs enseignants vont faire travailler les enfants sur des textes en papier ou sur un ordinateur pour apprendre notre langue. Malheureusement, à maintes et maintes reprises, les enseignants oublient d’établir les compétences à développer avec des activités informatiques éducatives. Ce qui a pour conséquent aucun véritable «apprentissage». Alors, pourquoi ne pas faire travailler les enfants ensemble à l’ordinateur? De cette manière, les enfants qui parlent une autre langue vont pouvoir apprendre notre langue sans mettre de côté les compétences à développer. C’est pourquoi, comme vous le mentionné, la planification est primordiale. Quant à moi, dans les écoles, l’enseignement de l’informatique doit être pertinente et non considérée comme un simple jeu. Bref, il faut avoir un objectif!
L’intégration des tics ne se fait pas du jour au lendemain. Il est bien de savoir qu’il faut se laisser du temps, et qu’il est tout à fait normal d’avoir de la difficulté dans ses débuts. Il est intéressant de savoir que l’intégration des tics nécessite une période d’adaptation et que l’enseignant doit adapter ses stratégies pédagogiques, afin de bien faire la transition et réussir son parcours.
Pour répondre à ta question en introduction , je dirais que la meilleure façon de s'approprier les TICE , c est tout simplement de savoir en faire bon usage et de savoir les utiliser dans un contexte pédagogique précis et bien délimité ..
On utilise pas les TICE parce que c est à la mode ou parce que c est sympa , ou pour faire comme les autres ... On doit avoir un objectif pédagogique bien précis , et le TICE utilisé n'est qu un simple moyen d'aboutir à notre objectif ... Le TICE n est pas un objectif en soi ..
C'est un très bon billet là!!!!! L'intégration des TIC en classe est un problème d'actualité. Il faut trouver d'autres façons d'innvoer en classe parce que l'ancienne manière fait de plus en plus défaut.....
http://www.ted.com/talks/ken_robinson_says_schools_kill_creativity.html